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Le conte du cultivateur regressé | A Regressor’s Tale of Cultivation | 회귀수선전
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Chapitre 1 – Premier Jour en tant que Régresseur
Chapitre 0 – Prologue Menu Chapitre 2 – Destin Dispersé (1) 

Auteur : Thremendous

Traductrice : Moonkissed

Correction: Toto

 

— Qu’est-ce qui se passe ? Nous nous rendions à un atelier…

Le directeur Kim, dont la moitié des cheveux avait été arrachée, regarda autour de lui et se leva.

J’essayais de me remémorer mes souvenirs pour savoir où nous en étions.

Le premier jour ! C’est le premier jour où nous avons atterri dans ce monde bizarre !

Je me souvins de la façon dont nous avions atterri ici.

Nous étions dans un 4×4, nous allions à l’atelier, puis il y a eu un glissement de terrain… Nous avions été pris dans un glissement de terrain… et puis quelque chose s’était mis à clignoter soudainement…

C’est un souvenir vieux de 50 ans, donc c’était un peu flou.

Je n’arrivais pas à me souvenir clairement.

— Hé, directeur adjoint Seo.

Maintenant que j’avais régressé… Comment devais-je vivre… ?

— Directeur adjoint Seo.

D’habitude, dans les romans de régression, les gens vivent bien grâce à leur connaissance du futur. Mais tout ce que je savais du futur, n’étaient que des choses insignifiantes comme la fille de M. Ju qui naîtrait 30 ans plus tard…

— Directeur adjoint Seo Eun Hyun !!!

— Ah, chef de section Jeon. Désolé, j’ai été un peu surpris.

Je sortis de ma rêverie en entendant le chef de section Jeon Myeong Hoon crier.

Directeur adjoint.

C’était un titre dont je n’avais pas entendu parler depuis longtemps. Je ne pus m’empêcher de sursauter.

Puis, je me souvins de ce visage que je n’avais pas vu depuis longtemps.

Le chef de section Jeon Myeong Hoon.

Jeon Myeong Hoon.

Le neveu de Jeon Myeong Cheol, le directeur exécutif de la société pour laquelle je travaillais, SJD Company.

Il avait 32 ans, trois ans de plus que moi, mais il avait déjà obtenu le poste de chef de section par népotisme.

Je me souvins que je ne l’aimais pas beaucoup il y a 50 ans…

Mais en pensant à ce visage que je n’avais pas vu depuis 50 ans, j’étais en fait très heureux de le voir.

Après tout, n’était-ce pas un compatriote de mon pays d’origine que je revoyais après 50 années entières ?

Il est temps de bien s’entendre, m’étais-je dit.

Slap !

Soudain, le chef de section Jeon me gifla.

— Directeur adjoint Seo ! Salaud, tu n’as pas conduit la voiture correctement ?!

— Ah…

Je restai hébété, après avoir été giflé, et j’effaçai rapidement l’idée qu’il s’agissait d’un compatriote.

J’avais oublié.

Ce type était un salaud.

— Enfoiré, c’est à cause de toi qu’on est dans ce pétrin ! Perdus ! Cet, cet enfoiré… !

C’est au moment où Jeon Myeong Hoon s’apprêtait à me charger de colère que le chef Oh se leva et l’arrêta.

— Écoute, ça suffit. Le directeur adjoint Seo n’aurait rien pu faire contre ce glissement de terrain.

Je me souvins de cet incident survenu il y a 50 ans.

Oui, c’est bien à moi que l’on avait confié le rôle de conducteur du SUV de l’entreprise.

— Tu n’es pas en colère, chef ? C’est à cause de cet abruti de directeur adjoint Seo que nous sommes dans cette situation désastreuse ! Où sommes-nous maintenant, et où est passé notre 4×4 ? Nous sommes coincés ici à cause de ce type !

Et puis, je me souvins.

Je m’étais incontestablement assoupi pendant que je conduisais.

Mais la raison pour laquelle je m’étais assoupi était…

Jeon Myeong Hoon.

Ce type m’avait refilé du travail la veille de l’atelier. Un travail qu’il avait remis à plus tard, me forçant à rester debout toute la nuit.

— Si tu voulais t’assoupir, tu aurais dû passer le volant à quelqu’un d’autre ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?

J’y repensai.

Jeon Myeong Hoon n’était-il pas à l’origine celui qui était chargé de conduire ?

C’est exact. À l’origine, Jeon Myeong Hoon était censé conduire. Mais comme il voulait draguer les employées à l’arrière, il m’avait mis de force à la place du conducteur.

— Ce stupide bâtard ! Nous sommes coincés à cause de lui !

Ah.

Les souvenirs d’il y a 50 ans revenaient clairement.

À l’époque, j’avais été tellement choqué et je n’avais pas compris ce qui s’était passé.

Alors, sans le vouloir, je m’étais excusé auprès de Jeon Myeong Hoon.

J’avais même pensé que c’était de ma faute.

Mais en repensant à ce souvenir d’il y a 50 ans…

Jeon Myeong Hoon n’a-t-il jamais eu de cas de conscience ou éprouvé un sentiment de honte ?

J’avais demandé plusieurs fois à Jeon Myeong Hoon et aux employées de prendre le volant pendant un certain temps.

Mais Jeon Myeong Hoon, qui refusait de conduire, avait également empêché les employées de conduire, même s’il savait que je manquais de sommeil à cause du travail de nuit.

En tant que directeur adjoint, je ne pouvais pas demander au chef et au directeur de conduire.

J’ai dû conduire pendant quatre heures sans me reposer, alors que j’avais sommeil, à cause de Jeon Myeong Hoon.

Alors…

— Chef de section Jeon… J’ai quelque chose à dire.

— Regardez-le, il se la joue hautain et puissant. Oui, puisque nous sommes coincés à cause du directeur adjoint Seo, si tu as une conscience, tu devrais t’excuser…

— J’étais extrêmement fatigué, oui. Mais si je me souviens bien, j’ai conduit la voiture correctement jusqu’à la fin, j’ai même bu du café. Lorsque l’éboulement s’est produit, j’ai essayé de l’éviter. Mais il était trop important pour qu’on n’en réchappe, et notre voiture a été emportée.

J’ai vraiment essayé d’arrêter la voiture et de faire marche arrière lorsque j’ai vu de la terre tomber devant nous.

Mais le flanc de la montagne à côté de nous s’est presque complètement effondré. C’était un désastre que je n’aurais pas pu éviter, quels que soient mes efforts.

— Chef de section Jeon, je comprends que vous soyez en colère, mais ce n’est pas le moment de blâmer qui que ce soit.

— Ce type… se donne des airs devant qui ? Tu ne sais même pas ce que tu as fait de mal…

— Aah…

Je respirai profondément.

Dans la vie où je ne connaissais pas la régression.

Pendant 50 ans, j’avais appris à endurer en vivant avec ténacité.

J’avais appris à supporter les bandits qui me piétinaient et me prenaient mon argent.

J’avais appris à endurer les insultes d’artistes martiaux vicieux.

J’avais appris à endurer les fonctionnaires locaux qui me prenaient tout ce que j’avais, même ce que je n’avais pas, pour collecter des impôts.

Oui.

Face à ceux que je ne pouvais rien faire, endurer était la vérité.

Mais…

— Hé.

— Quoi, quoi ? Hé ? Seo Eun Hyun, espèce de bâtard, qu’est-ce qu’il y a encore ?

M’incliner inutilement devant ceux que je peux gérer…

Ce n’est pas ce qu’un homme fait. J’ai appris ça aussi.

— J’ai dit que ce n’était pas ma faute. Assez, c’est assez.

— Chef, lâche-moi. Ce type est vraiment…

Thud !

Jeon Myeong Hoon me chargea et me frappa au visage.

Mais dès qu’il m’attaqua, je fis un pas en avant et lui donnai un coup de tête.

Boum !

— Aaah… !

Dans ma vie passée.

Combien de fois ai-je été battu par des artistes martiaux ?

Combien de fois ai-je été battu alors que je cueillais des herbes dans les montagnes et que je rencontrais des bandits ?

Combien de fois ai-je été battu lorsqu’une bande de voleurs envahissait la région pendant une famine ?

Battu, battu, et encore battu.

Au cours de cette violence insensée, j’ai appris quelque chose que Jeon Myeong Hoon et les autres n’ont pas connu.

La violence.

Boum !

Boum ! Boum !

Boum !

Dès le premier coup de tête, je chargeai et frappai sans pitié Jeon Myeong Hoon.

— Ugh, attends, attends… !

— Espèce. d’enfoiré. J’ai. dit. Ce n’était pas. Ma. Faute

Quand vous frappez quelqu’un.

Lorsque vous frappez quelqu’un au visage, la personne frappée ressent une immense peur.

La vue obscurcie par un poing, et la douleur qui s’ensuit à ce moment-là.

La terreur de l’agresseur sans pitié.

Je donnai un coup de poing à hauteur des yeux de Jeon Myeong Hoon pour lui brouiller la vue.

Si tu ne sais pas ce que tu as fait de mal, ferme au moins ta bouche !

À chaque coup de poing, les rancunes que j’avais contre Jeon Myeong Hoon sans même m’en rendre compte semblaient se dissiper de façon rafraîchissante.

Même si 50 ans s’étaient écoulés, les brimades vicieuses que Jeon Myeong Hoon m’avait infligées dans l’entreprise avaient laissé un souvenir impérissable.

— J’ai, j’ai eu tort.

Soupir.

Au moment où l’arrogant Jeon Myeong Hoon s’excusa, j’ai cessé de le frapper et j’ai regardé autour de moi.

Le directeur Kim, le chef Oh, la directrice adjointe Kang, la directrice adjointe Oh, la directrice Kim…

Tout le monde me regardait avec des yeux effrayés.

Parmi eux, le directeur Kim me parla d’une voix tremblante.

— Directeur adjoint Seo, quoi qu’il arrive, battre un collègue à ce point…

— Oui, vous avez raison. Je suis désolé. Mais j’étais tellement en colère sur le coup. Je m’excuse d’avoir surpris tout le monde. Et après tout, j’étais le chauffeur, alors je m’excuse de ne pas avoir fait plus à ce moment-là.

Je m’inclinai devant le directeur Kim et les autres employés et je m’excusai.

En fait, à l’exception du directeur Kim, je n’allais plus revoir aucun d’eux.

Mais je resterais avec le directeur Kim.

‘Directeur Kim, si vous apprenez les arts martiaux, vous atteindrez le sommet du monde.’

Bien sûr, seulement dans le monde des arts martiaux.

Même si j’étais retourné dans le passé, j’avais abandonné l’idée de rejoindre une secte de cultivation.

Quelle secte de cultivation? Je n’avais pas cette capacité.

La capacité, également connue sous le nom de racines spirituelles ou de nature spirituelle.

Sans elle, il était impossible d’apprendre les méthodes des praticiens immortels ou même de sentir l’énergie spirituelle qu’ils développent.

S’il y avait quelque chose que je souhaitais dans cette vie.

Juste…

J’espèrais avoir un peu plus d’occasions de travailler plus dur que dans ma vie précédente.

Dans ma vie précédente, après que le directeur Kim avait appris les arts martiaux et était parti.

Il venait boire un verre avec moi de temps en temps.

Mais cela s’était complètement arrêté après qu’il avait atteint le sommet de ses compétences.

Mais cette vie serait différente.

Si je soutenais activement le directeur Kim, j’obtiendrais peut-être quelques avantages.

Pour cela, je devais être bon avec lui dès ce moment.

— En effet, tout le monde est dans une situation confuse, et le chef de section Jeon est allé trop loin. Bien sûr, le directeur adjoint Seo a également réagi trop durement. Excuse-toi.

— Oui, directeur. Vous avez raison.

Après m’être incliné devant le directeur Kim, j’aidai le chef de section Jeon à se relever et je lui dis,

— Je suis désolé, chef de section Jeon. J’ai été trop dur. Je te présente mes excuses.

— Tu… tu es un fils de…

Alors que je faisais à nouveau preuve d’humilité, Jeon Myeong Hoon, qui semblait avoir retrouvé ses esprits, me jeta un regard noir.

Mais comme mes yeux devinrent férocement froids, il finit par éviter mon regard et garda le silence.

— Quoi qu’il en soit, on dirait qu’on est dans une forêt pour l’instant, et si on sortait pour trouver un village à proximité ?

Le directeur Kim après avoir regardé autour de lui fit cette suggestion.

Le ciel était teinté de cramoisi, comme si le soleil allait bientôt se coucher, et le vent se refroidissait.

Les paroles du directeur Kim étaient logiques.

Mais dans cet endroit, la sagesse conventionnelle devait être écartée.

‘Dans un monde où les cultivateurs deviennent des immortels et volent, et où les artistes martiaux se battent pour la richesse et l’honneur.’

Il s’agissait de ce monde.

Et la forêt dans laquelle nous étions tombés…

Je me remémorai les souvenirs d’il y a 50 ans et je pensai au nom de la forêt.

‘Le Chemin de l’Ascension (l’Ascension vers l’Immortalité).’

On disait que c’est le meilleur endroit pour de nombreux démons et cultivateurs pour accéder à l’immortalité.

C’était l’endroit où l’énergie spirituelle du ciel et de la terre se concentrait le plus.

Il n’y avait pas de village, de ville ou d’état près du chemin de l’Ascension.

Par conséquent, ce que le directeur Kim essayait de faire n’avait pas de sens.

Ce qui était plus important maintenant, c’était…

‘La nuit arrive. Nous devons allumer un feu.’

Je mis fin à mes pensées et je m’adressai au directeur Kim,

— Directeur, avez-vous du réseau ?

— Hmm… Il semble que le signal soit coupé.

— Je pense que si le signal est coupé, il sera difficile d’être secourus et de trouver notre position. Puisqu’il fait nuit, au lieu de chercher un village dont nous ne connaissons pas l’emplacement, il vaudrait mieux nous préparer à rester ici ce soir.

En entendant mes paroles, le chef de section Jeon, qui était resté silencieux, réfuta doucement,

— De quoi parles-tu… Directeur adjoint Seo. Au contraire, c’est plus dangereux la nuit, alors nous devons trouver un village…

— Hmm, à mon avis, il est plus dangereux de nous déplacer de façon imprudente. Que pensez-vous de ceci ?

Je montrai un grand arbre à proximité.

— Pourquoi ne pas monter sur cet arbre et voir s’il y a un village ou même une route à proximité ? S’il n’y a rien, pourquoi ne pas faire ce que je propose ?

— Monter dans cet arbre ? Qui va y grimper ? Toi, le directeur adjoint Seo ?

— Si personne d’autre ne sait grimper à un arbre, c’est moi qui le ferai.

J’acquiesçai facilement et j’attrapai le tronc de l’arbre le plus haut qui se trouvait à proximité, grimpant lentement.

Une fois, j’avais rencontré un sanglier sauvage alors que je cueillais des herbes dans les montagnes.

J’avais alors grimpé à un arbre solide qui se trouvait à proximité, dans une situation de vie ou de mort.

Les gens du  monde moderne n’ont pas l’habitude de grimper aux arbres, mais ayant connu toutes sortes d’épreuves dans ma vie antérieure avant de revenir, j’ai facilement grimpé au sommet de ce grand arbre.

— Qu’est-ce que tu vois ? Directeur adjoint Seo ! s’écria d’en bas, le directeur Kim.

Comme prévu, les environs étaient une forêt sans fin.

Il n’y avait ni route ni village, et encore moins la trace d’humains.

C’étaient plutôt des monstres et des démons qui pullulaient dans ces arbres.

Au lieu de crier du haut de l’arbre, je fis semblant de regarder autour de moi pendant un moment, puis je redescendis.

— Ha, directeur adjoint Seo. Tu es vraiment doué pour grimper aux arbres. Cet arbre avait l’air de faire 10 mètres de haut.

— Au fait, quel genre d’arbre est-ce ? Il n’a pas l’air familier, on dirait qu’il n’est pas d’ici.

Le directeur Kim me tapa sur l’épaule et la directrice Oh regarda avec curiosité l’arbre auquel j’avais grimpé.

Je m’époussetai les mains et leur racontai ce que j’avais vu.

— Il n’y a ni route ni village dans les environs.

— C’est étrange. Même si nous avons été emportés par un glissement de terrain, il devrait y avoir une route à proximité…

Le directeur Kim se caressa le menton manifestant sa perplexité, et le chef de section Jeon me regarda avec méfiance.

— Directeur adjoint Seo… Tu as vraiment bien regardé ? Es-tu sûr de ne pas dire qu’il n’y a rien là… volontairement ?

— Pourquoi mentirais-je à ce sujet ? Je préfère dormir dans une maison que de camper dans la forêt. Si tu ne me crois pas, chef de section Jeon, tu peux monter et regarder par toi-même.

Le chef de section Jeon recula, avec une expression sur le visage comme s’il avait mangé quelque chose d’amer.

— Je pense que même si nous explorons les environs, nous devrions d’abord établir une base et allumer un feu, puisqu’il commence à faire sombre.

— C’est logique. Et puis… oh, cherchons aussi notre 4×4. Nous avons été emportés par un glissement de terrain dans la voiture, mais logiquement, notre voiture ne devrait pas être loin.

Dit le directeur Kim en frappant dans ses mains.

Mais…

C’était un endroit où le bon sens ne s’appliquait pas…

Notre 4×4 avait disparu.

Il n’allait être nulle part.

— Et si on cherchait la voiture et qu’on dormait dedans ? Il y a beaucoup de matériel dans la voiture puisque nous allions à un atelier…

Cet atelier était pratiquement un pique-nique.

Il y avait donc beaucoup d’outils de camping et de nourriture dans le SUV.

Mais la voiture n’était plus là.

Bien sûr, je le savais parce que j’étais retourné dans le passé, mais ils ne m’auraient pas cru si j’avais dit que la voiture n’était plus là.

Au lieu de gaspiller mon énergie à essayer de les convaincre, il valait mieux les laisser regarder.

— Alors, divisons-nous en équipes. Une équipe cherchera un endroit où loger, et une autre équipe cherchera la voiture. Retrouvons-nous ici avant que le soleil ne se couche complètement.

Je proposai de nous diviser en équipes.

Moi, la directrice adjointe Oh et la directrice Kim faisions partie de l’équipe qui cherchait un endroit où loger.

Le directeur Kim, le chef de section Jeon, le chef Oh et la directrice adjointe Kang faisaient partie de l’équipe qui cherchait la voiture.

Nous nous séparions et cherchions dans les alentours.

— Hum, directeur adjoint Seo. Tu nous as dit de chercher un endroit où rester, mais comment fait-on pour trouver un tel endroit ?

Demanda prudemment la directrice adjointe Oh.

Elle semblait un peu gênée par le fait que j’ai battu Jeon Myeong Hoon.

— Dormir dans les montagnes ou les forêts est dangereux. Les animaux sauvages et les bêtes peuvent attaquer et si vous allumez un feu n’importe où, cela peut provoquer un incendie de forêt. Le mieux serait sans doute une petite grotte. Ah, comme cet endroit là-bas.

— Oh là là, une grotte ?

— Tu l’as trouvée tout de suite ? Tu as de la chance !

Bien sûr, la grotte vers laquelle je les avais naturellement conduits était une grotte que j’avais visitée il y a 50 ans.

Dans ma vie antérieure, c’était un refuge que j’avais difficilement trouvé après avoir erré pendant des heures.

Pour la directrice adjointe Oh et la directrice Kim, cela ressembla à de la chance, mais en réalité, il ne s’agissait pas d’une coïncidence, mais d’une fatalité.

Même dans ma vie antérieure, ça avait été l’endroit idéal pour rester sans danger à l’intérieur.

Je regardai la grotte et je ramassai des brindilles et des feuilles à proximité.

— Wow… M. Seo, tu es vraiment doué.

— Tu as été dans les scouts ou quelque chose du genre ?

— Ah, eh bien… quelque chose comme ça.

Bien qu’il ne s’agissait pas de scouts, mais plutôt d’une expérience de 50 ans chez les vieux loups de mer.

— Nous pourrons allumer le feu plus tard avec le briquet du directeur Kim. Allons-nous ramasser du bois pour le feu de joie ?

— Oh là là, j’ai l’impression d’être allée dans un camp d’entraînement quand j’étais enfant.

— C’est vrai, c’est vrai. C’est exactement comme à l’époque.

Les deux employés bavardaient joyeusement en se joignant à moi pour ramasser des bâtons et des branches sèches pour le bois de chauffage.

Plus tard, le soleil se coucha,

— Maintenant, retournons lentement à la clairière où nous étions tout à l’heure. Les autres s’y rassembleront aussi.

— D’accord.

— Oui~

Je retournai à la clairière avec les deux employées.

Peu après, nous retrouvions le directeur Kim, le chef Oh, le chef de section Jeon et la directrice adjointe Kang.

— Avez-vous trouvé le SUV ?

— …

Le directeur Kim secoua la tête d’un air sombre.

Le chef Oh et le chef de section Jeon affichaient également un air inquiet.

La directrice adjointe Kang Min Hee parlait, elle aussi, avec un visage tendu.

— Il n’y a aucun signe de la voiture nulle part. Nous avons fait le tour pour la chercher, mais c’est comme si elle s’était volatilisée. Logiquement, si la voiture avait été emportée par un glissement de terrain, pourquoi sommes-nous sortis de là et la voiture a-t-elle disparu ?

Elle regarda autour d’elle d’un air inquiet, comme si la forêt elle-même était effrayante.

— Il n’y a plus rien à faire. Nous avons trouvé un endroit où passer la nuit, restons-y. Nous ferons des recherches plus poussées demain.

— D’accord.

Les six me suivirent dans la grotte arborant des visages sombres.

— Oh mon Dieu, qu’est-ce que c’est ?

— M. Seo l’a fait.

— Huh, Seo Eun Hyun est vraiment doué. A-t-il vécu dans la nature ou quelque chose comme ça ?

La directrice adjointe Kang Min Hee avait été surprise par le brise-vent et la porte de la grotte que j’avais fabriqués.

Le chef Oh Hyun Seok exprima tranquillement son admiration et me félicita.

Le directeur Kim hocha également la tête en signe de satisfaction, et Jeon Myung Hoon…

Il semblait insatisfait mais, trop fatigué pour dire quoi que ce soit, il se contenta d’entrer.

— Directeur, le briquet s’il vous plaît.

— Oh, c’est vrai.

Le directeur Kim sortit un briquet de sa poche et alluma les bâtons secs que j’avais rassemblés.

Nous nous asseyions autour du feu à l’intérieur de la grotte.

La fumée s’échappait parfaitement par le trou que j’avais fait dans le brise-vent.

— Wow… dans quelle situation nous sommes.

— Ce n’est pas très logique…

— …

Tout le monde s’assit affichant des expressions sombres, apparemment inquiets. C’est à ce moment-là que tout s’est passé.

Un gargouillis.

Le bruit provint de l’estomac de Kim Yeon. Son visage devint rouge d’embarras.

— Oh, c’est…

— Haha, ce n’est pas grave. Nous avons tous manqué le dîner…

Je souris et je sortis des baies que j’avais cueillies en ramassant des branches.

— Tout le monde doit avoir faim. Essayez ça. Je les ai cueillies tout à l’heure.

— Est-ce que c’est bon à manger ? Elles ne sont pas toxiques, n’est-ce pas ?

Jeon Myung Hoon, dont la tension s’était relâchée, me posa la question en toute décontraction.

Je souris et mangeai une des baies.

— J’ai appris à connaître les herbes quand j’étais jeune. Je sais ce qui est bon à manger et ce qui ne l’est pas.

Même si l’expression  « quand j’étais jeune » était un peu exagérée, j’avais effectivement appris à connaître les herbes dans le passé.

Me voyant manger les baies sans hésiter, Kim Yeon en goûta une avec précaution.

— Wow, ça a le goût de châtaignes crues.

— Elles sont croquantes, non ? J’en ai cueilli beaucoup, tout le monde peut en avoir.

En voyant cela, le directeur Kim et la directrice adjointe Oh commencèrent à manger les baies que j’avais cueillies. La directrice adjointe Kang et le chef Oh les mangèrent aussi avec plaisir.

Seul Jeon Myung Hoon regardait les baies avec déplaisir et s’allongea le premier, prétextant sa fatigue.

— Haha, c’est quelque chose. Nous devrions être sérieux, mais grâce au directeur adjoint Seo, nous passons un bon moment.

— J’ai toujours su à l’entreprise à quel point il était assidu. J’ai cru comprendre qu’il était fatigué de conduire parce qu’il a travaillé de nuit la veille.

— Notre directeur adjoint est vraiment diligent~

— Ah, grâce au directeur adjoint Seo, on a l’impression de camper.

— En effet.

Nous avons passé toute la nuit dans une atmosphère animée et amicale.

Moi aussi, je ris de bon cœur en discutant avec mes collègues.

C’était une nuit de rire et de bavardage, car c’était peut-être la dernière.

Le lendemain matin.

Dès que je sentis l’air de l’aube, je me réveillai plus tôt que les autres.

Les souvenirs d’il y a 50 ans me revinrent en mémoire.

Le premier jour, après avoir erré toute la nuit dans la forêt, nous avions trouvé la grotte avec peine et nous nous étions effondrés. Le lendemain matin, il était arrivé.

Bien que 50 ans se soient écoulés, la peur, le choc et la douleur de cette époque étaienttoujours aussi terrifiants.

J’ouvris le brise-vent à l’extérieur de la grotte et je commençai à sortir.

C’était juste avant l’aube.

Je me promenai dans les environs, ramassant des herbes qui permettaient d’arrêter la douleur et les saignements.

Les herbes étaient dans un état incroyable, grâce à la forêt remplie de l’énergie spirituelle du ciel et de la terre.

Il s’agissait plus d’herbes spirituelles que d’herbes médicinales.

Au bout d’un moment, le propriétaire de ce territoire arriva.

D’un bond !

Une créature aussi grande qu’une maison.

Avec ses trois queues et ses yeux de feu bleu, c’était un renard à la fourrure blanche.

Frisson…

L’intimidation du propriétaire de la forêt et les événements d’il y a 50 ans firent trembler mon corps de peur.

Cependant, le fait d’avoir  « expérimenté le futur » était un énorme avantage en soi.

— Sa-salutations au propriétaire de la forêt.

Je bégayai en me mordant les lèvres et m’inclinai lentement devant le renard.

Une fois, deux fois, trois fois.

C’était la triple révérence requise pour rencontrer le propriétaire de la forêt.

Le renard, aussi grand qu’une maison à deux étages, me regarda de ses yeux bleus ardents et parla.

[Une odeur unique pour un humain. En des milliers d’années, je n’ai jamais rencontré d’humain avec une telle odeur].

— …

Clic, clac, clic…

Je tremblais à l’idée de ce que ce renard monstrueux pourrait faire.

C’est alors que tout s’est passé.

La présence du renard réveilla les autres.

Le directeur Kim, le chef Oh, la directrice adjointe Kang, le chef de section Jeon, la directrice Kim et la directrice adjointe Oh sortirent tour à tour de la grotte.

La suite était inévitable.

— Aaahhh !

— Un monstre !

— C’est un monstre !

Le renard monstrueux fit rouler ses grands yeux en signe de mécontentement.

[Vous, les humains, semblez toujours posséder une intelligence pitoyable et une impolitesse terrible. Normalement, je devrais arracher un membre à chacun d’entre vous…]

Frisson…

[Mais comme l’un d’entre vous sait respecter le propriétaire de la forêt, je lui pardonne.]

Le regard du renard monstrueux se posa sur moi, qui m’étais agenouillé et incliné respectueusement.

— Tout le monde ! Respectez le propriétaire de la forêt ! Ne restez pas plantés là, mettez-vous à genoux !

Alors que je le leur criais, les autres restés debout s’agenouillèrent maladroitement comme moi.

Les yeux du renard rencontrèrent les miens.

[Un humain qui sait se faire respecter. Je ne vous punirai pas hâtivement, mais… votre odeur est trop unique…]

Ploc, ploc…

Du coin de la bouche du renard s’écoula un liquide poisseux.

De la salive.

[Un de vos membres. Laissez-moi en goûter un seul. Ensuite, je vous autoriserai à rester sur mon territoire pendant un certain temps].

 



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