Dame Oignon, témoin de la scène, était elle aussi abasourdie. Même le droit de manier la Volonté des Cieux pouvait être monnayé ? À ce stade, existait-il encore quelque chose au monde qui ne puisse être échangé ?
« Blanc, arrêtez de plaisanter. » Le prêtre taoïste Vertu ne savait pas s’il devait rire ou pleurer.
« Qui a dit que je plaisantais ? Le temps presse. Êtes-vous prêt ou non ? » demanda l’aîné Blanc d’un ton grave. « Inutile de bavarder. Une seule phrase suffit. Voulez-vous devenir le Porteur de la Volonté ou non ? »
Alors qu’ils discutaient, l’aîné Blanc ne put plus résister à cette étrange force, et son corps commença à s’élever à nouveau vers les cieux.
« Bien sûr que je le veux ! » répondit le prêtre taoïste Vertu. Tous ces immortels étaient venus précisément pour s’emparer de la Volonté des Cieux et devenir éternels.
« Mais ne le regretterez-vous pas une fois que je serai devenu éternel ? » ajouta alors le prêtre taoïste Vertu.
Cette affaire, liée à la Volonté des Cieux, n’était pas une plaisanterie.
Après être devenu le Porteur de la Volonté, on devenait éternel et immortel, et bien que le Porteur de la Volonté ait changé plusieurs fois au cours de l’histoire, une chose était certaine : aucun des précédents Porteurs n’était mort !
Les différents cultivateurs du monde entier avaient supposé qu’après être devenu le Maître de la Volonté, on serait capable de comprendre des choses que les cultivateurs ordinaires ne pouvaient pas.
Par exemple, les choses qui dépassaient le concept de « Volonté des Cieux » — après avoir découvert ces choses, le Détenteur de la Volonté décidait, pour une raison ou une autre, de renoncer à son contrôle sur la Volonté des Cieux.
Cependant, le prêtre taoïste Vertu était convaincu qu’il ne renoncerait jamais à son contrôle sur la Volonté des Cieux s’il devenait un jour le Maître de la Volonté. Il agirait en tant que Maître de la Volonté pacifique, conservant son autorité à jamais.
« Dans ce cas, la transaction est terminée ! » a déclaré l’aîné Blanc.
Après un court instant…
L’aîné Blanc s’empara de la Navette Volante Transuniverselle, l’air pleinement satisfait. De son côté, le Prêtre Taoïste Vertu prit sa place et commença son ascension vers les cieux. L’éclat de la Grande Voie enveloppa son corps tandis qu’il prenait de l’altitude, jusqu’à disparaître complètement.
Le prêtre taoïste Vertu était devenu le nouveau Maître de la Volonté.
Maintenant que la Volonté des Cieux avait un nouveau maître, le monde allait changer.
Des scènes de présages heureux emplirent l’univers tout entier. Dès lors, le monde accueillit une nouvelle vague d’énergie spirituelle. Cette énergie, d’une richesse inouïe, fut comme une marée déferlante, et pendant les millénaires suivants, les pratiquants purent obtenir des résultats deux fois supérieurs avec deux fois moins d’efforts.
Au même instant, une aura de lumière enveloppa l’aîné Blanc. C’était une bénédiction émanant du nouveau Maître de la Volonté, le prêtre taoïste Vertu.
Dans cette scène, l’aîné Blanc tenait la Navette Volante Transuniverselle, l’air très heureux.
« … » Dame Oignon.
Les événements qui se déroulaient dans ce rêve s’étaient-ils réellement produits ? Si tout ce qui s’était passé dans le rêve était réel, Dame Oignon ne savait pas par où commencer pour ridiculiser toute cette situation.
L’aîné Blanc ? Plutôt l’aîné Gastral ! (Ndc: médicament contre les ulcère :’)
Et que dire de la bataille entre les Immortels ?
Comment se fait-il que la scène qu’elle voulait le plus voir ait été coupée ?
Alors que Dame Oignon était plongée dans ses pensées, le monde des rêves commença à s’effondrer.
Le monde entier se transforma en fragments carrés qui disparurent peu après.
Lorsque Dame Oignon reprit ses esprits, elle découvrit qu’elle se trouvait à nouveau dans ce monde obscur.
L’énorme cocon devant elle émettait encore une lumière éblouissante.
Dame Oignon commença à réfléchir…
Qui était la personne à l’intérieur du cocon ?
Le rêve précédent était-il dû à ce cocon ? Mais pourquoi ce cocon lui aurait-il fait rêver du Vénérable Blanc ?
Après avoir réfléchi un instant, Dame Oignon tendit la main et frappa sur le gros cocon : « Bonjour, aîné. Vous m’entendez ? »
Les aînés puissants avaient le sommeil très léger et se réveillaient au moindre bruit. C’est pourquoi Dame Oignon pensait pouvoir réveiller la personne enfermée dans son cocon sans même crier.
« Ronflement, ronflement~ » Le ronflement régulier de l’aîné Blanc Two résonnait dans le cocon.
« Aînée, puis-je vous demander si vous connaissez Song Shuhang ? » demanda de nouveau Dame Oignon. Après tout, l’autre partie avait obtenu le remède du démodragon de Song Shuhang, et peut-être savait-elle où se trouvait la sortie de ce monde obscur ?
« Ronflement~ »
« Aîné, je m’appelle Dame Oignon, et je suis un petit monstre que Song Shuhang a recueilli. Si vous connaissez Song Shuhang, veuillez couiner une fois », dit Dame Oignon avec beaucoup de patience.
« Couinement… ? Je ne suis pas un hamster », répondit l’aîné Blanc Two. À ce moment-là, il semblait être retombé dans cet état de somniloquie et allait répondre automatiquement à toutes les questions qu’on lui posait.
Dame Oignon était ravie de cette réponse. Le fait que cet aîné ait répondu était une excellente nouvelle. « Bonjour, aînée. Je suis Dame Oignon. Connaissez-vous Shuhang ? »
« Oui, je le connais. » Une voix que Dame Oignon trouva très familière parvint du cocon.
N’était-ce pas la voix de l’aîné Blanc ?!
Ciel !
Pas étonnant que le rêve déclenché par ce cocon soit lié à l’aîné Blanc…
L’aîné Blanc se cachait dans ce même cocon, et il dormait à l’intérieur !
« Aîné Blanc, alors c’était vous ! » s’exclama Dame Oignon, ravie. « Exactement. Aîné Blanc, tout ce qui s’est passé dans ce rêve… était-ce réel ? Est-il vrai que vous avez failli devenir le Porteur de la Volonté par le passé, laissant ainsi à quelqu’un d’autre la possibilité de manier la Volonté des Cieux ? »
« C’est quelque chose qui s’est passé il y a très longtemps », répondit l’aîné Blanc Two. « Étrange, pourquoi en ai-je rêvé aujourd’hui ? »
« Aîné Blanc, vous étiez un Transcendant de la Tribulation de Neuvième rang il y a très longtemps… alors, pourquoi ne possédez-vous actuellement que la force du Royaume Vénérable de Septième rang ? » demanda Dame Oignon par curiosité.
« Ah, donc cet autre « Blanc » que vous connaissez n’a que la force d’un Vénérable du Septième rang ? » répondit l’aîné Blanc Two. « Je ne suis pas cet « Aîné Blanc ». Appelez-moi « aîné Blanc Two ». C’est ainsi que Song Shuhang me désigne. Quoi qu’il en soit, je suis une autre personne, et non l’aîné Blanc que vous connaissez. »
Dame Oignon était sans voix. Pourquoi portait-il un nom aussi étrange que « aîné Lapin Blanc» ? (Ndc:petit rappel Two se prononce lapin en mandarin d’où la blague)
Cependant, ce n’était pas le problème principal !
Le problème principal était… qu’il y avait deux aîné Blanc dans ce monde !
« Dans ce cas, aîné Lapin Blanc, quelles sont les relations entre vous et cet autre aîné Blanc que je connais ? » demanda Dame Oignon par curiosité.
« Moi non plus, je n’en sais rien. Je n’ai pas eu le temps de le contacter correctement. Par conséquent, je ne peux pas répondre à votre question », a répondu l’aîné Blanc Two.
« Aîné Lapin Blanc, puis-je vous demander quel est votre niveau de cultivation actuel ? » demanda Dame Oignon par curiosité. Autrefois, cet aîné Lapin Blanc avait failli devenir le Maître de la Volonté éternel. Quel était donc son niveau actuel ?
« Pour le moment… aucun. Je n’ai pas de niveau de cultivation. » L’aîné Blanc Two soupira légèrement.
« Je suis désolée… aîné, ne soyez pas trop triste, d’accord ? » le réconforta Dame Oignon. Pas de royaume de cultivation ? Était-il possible que des problèmes soient survenus pendant que l’aîné Lapin Blanc s’entraînait et qu’il ait perdu tous ses pouvoirs ?
«…» l’aîné Blanc Two.
« Bien. Aîné Lapin Blanc, comment puis-je sortir de ce monde obscur ? Je suis arrivée dans ce monde par un certain tunnel, mais le tunnel a maintenant disparu », demanda Dame Oignon.
Elle trouvait ce monde obscur étouffant. À ce stade, il valait mieux retourner sur cette petite île du Monde Intérieur de Song Shuhang. Après tout, cet endroit était idéal pour son épanouissement.
De plus, lorsqu’elle vit l’ainé Lapin Blanc s’élever vers les cieux, enveloppé de la radiance de la Grande Voie, elle comprit beaucoup de choses. Aussi, de retour sur cette petite île du Monde Intérieur de Song Shuhang, Dame Oignon décida de s’enraciner et de s’entraîner afin d’atteindre le Troisième Royaume au plus vite.
« Tu sais raconter des blagues ? » demanda soudain l’aîné Blanc Two à ce moment-là.
« Bien sûr ! Je suis très douée pour raconter des blagues », déclara Dame Oignon, pleine d’assurance. Parmi les [200 compétences indispensables à la survie d’un esprit monstrueux] qu’elle avait étudiées, figurait un chapitre intitulé [Comment une créature monstrueuse doit devenir la maîtresse de son maître]. Parmi les différentes méthodes recensées pour plaire à son maître, certaines visaient à le rendre heureux.
Raconter des blagues faisait également partie de ces compétences.
De plus, Song Shuhang passait ses derniers temps à chercher des blagues dès qu’il avait du temps libre, et Dame Oignon en avait opportunément noté quelques-unes.
« Dans ce cas, raconte-moi quelques blagues. Si tu me fais rire, je t’aiderai à quitter cet endroit », répondit l’aîné Blanc Two. À en juger par son air, l’aîné Blanc Two s’était déjà réveillé à cette heure-ci, ou peut-être aimait-il écouter des blagues même en dormant… ?
« Bien sûr, pas de problème », dit Dame Oignon en se tapotant la poitrine, « je vais d’abord vous raconter cette blague particulièrement drôle. À l’époque, quand je l’ai entendue, j’ai ri jusqu’à en avoir les larmes aux yeux. »
«Vite, dites-moi», dit l’aîné Blanc Two avec impatience.
Dame Oignon a déclaré très sérieusement : « J’ai souffert de schizophrénie, mais nous sommes maintenant tous les deux guéris. »
Après avoir raconté cette blague, Dame Oignon s’est mise à rire bruyamment.
«…» l’aîné Blanc Two.
Mais c’était quoi cette blague ?! Pourquoi ne l’a-t-il pas trouvée drôle du tout ?
Dame Oignon a ri jusqu’à ce que ses yeux se remplissent de larmes.
Après avoir ri un moment, elle remarqua que le l’aîné Lapin Blanc n’avait pas ri. Elle lui demanda donc par curiosité : « Vous n’avez pas trouvé ça drôle ? »
« Ça ne m’a pas fait rire », répondit honnêtement l’aîné Blanc Two.
« C’est bon. Tu n’es peut-être pas habitué à ce genre de blagues. Je vais t’en raconter une autre, très drôle ! À l’époque, j’étais cachée dans le sac réducteur de Song Shuhang et j’ai ri pendant presque une demi-journée. Cette blague va te faire rire à coup sûr », dit Dame Oignon. « Il était une fois un gros… et un jour, il a sauté d’un immeuble et s’est retrouvé tout aplati, mort ! Ahahahaha ! »
Dame Oignon rit de nouveau joyeusement.
«…» L’aîné Blanc Two.
Pour une raison inconnue, l’aîné Blanc Two n’a pas trouvé cette blague drôle. Au contraire, il l’a même trouvée un peu triste.
Après avoir ri, Dame Oignon remarqua que l’aîné Blanc Two n’avait pas ri à nouveau. Elle dit alors : « Hein ? Celle-ci n’a pas marché non plus ? Aîné, vous êtes très exigeant. Dans ce cas, je vais devoir vous sortir les meilleures blagues que j’ai lues récemment ! »
Le temps a filé.
Rien que dans ce numéro de stand up, Dame Oignon a raconté une vingtaine de blagues d’affilée.
Pourtant, dans son cocon, l’aîné Blanc Two ne riait toujours pas. Au contraire, il avait un peu froid car Dame Oignon faisait chuter la température après chaque blague.
« Celle-ci n’a pas marché non plus ? Ne vous inquiétez pas, j’ai plusieurs autres blagues dans mon répertoire. Il y en a forcément une qui vous fera rire », dit Dame Oignon, pleine d’assurance.
« Non… merci. Je crois que j’en ai assez », a déclaré l’aîné Blanc Two.
S’il laissait cet oignon monstrueux parler davantage, il risquait de mourir de froid.
« Et si on changeait de méthode ? Peux-tu secouer ce cocon ? » dit l’aîné Blanc Two.
«Secouer le cocon ?» demanda Dame Oignon, perplexe.
« Prends-le et fais-le tournoyer, plus tu y mets de force, mieux ce sera… après que tu l’aies fait tournoyer pendant un moment, je te renverrai », a dit l’aîné Blanc Two.
« C’est tout ? Bien sûr, pas de problème », dit Dame Oignon en hochant la tête. Elle retroussa ses manches et s’avança pour ramasser l’énorme cocon.
Bien que volumineuse, le cocon n’était pas lourd.
De plus, Dame Oignon était encore une cultivatrice du deuxième Royaume et n’était pas si faible.
Sur ce, elle ramassa l’énorme cocon et commença à le faire tournoyer.
